Pendant trois jours exactement, du 02 au 04 août, plus de 3.500 délégués et participants venus de partout en République démocratique du Congo et de la diaspora ont assisté à un congrès très magnifique, de l’Union pour la nation congolaise, UNC. Un congrès qui a connu un succès incroyable d’abord par la qualité de l’organisation, des délégués, des thèmes choisis et par la qualité des échanges et discussions.  Jeudi 02 août, date de l’ouverture des assises du 2ième congrès ordinaire de l’UNC a été marqué par le discours d’orientation des matières à débattre, que le secrétaire général du parti, Baudouin Mayo a présenté, devant les congressistes, participants et des invités des partis frères de l’opposition dont l’UDPS Félix Tshisekedi, le MLC Eve Bazaiba, le PK Mwenze Kongolo et d’autres alliés de l’UNC. Il a s’agit de débattre sous la direction du président du congrès, le député kinois, David Jolino Makelele notamment sur le projet de société et de gouvernance de l’UNC pour les cinq années à venir ; de l’investiture des candidats à l’élection présidentielle et la validation des mandats des candidats députés nationaux ; de débattre également sur la révisitation et l’actualisation des statuts du parti et enfin de la  situation politique du pays. C’est autour donc de ces quatre termes de référence mués en quatre commissions, qu’a tourné le débat, pendant le congrès de l’UNC. S’agissant du candidat à l’élection présidentielle, il n’y a pas eu match. A l’unanimité, les 3.500 congressistes tout en reconduisant Kamerhe, à la tête de l’UNC, l’ont désigné par ailleurs, comme seul et unique candidat du parti à la course au Palais de la nation. Le 04 août, date de clôture des travaux a été marqué, quant à elle par le discours d’investiture du candidat de l’UNC à l’élection présidentielle du dimanche 23 décembre, afin de boucler à la même occasion les travaux du 2ième congrès. Dans ce discours de plus d’une heure du temps, -discours- que Kamerhe a introduit dans les quatre langues nationales, le président de l’UNC présente son programme de société et de gouvernance, comme celui de bâtir un Congo fort, prospère et stable, avec comme slogan : «j’aime le Congo, nous aimons le Congo». Ce rêve de bâtir un Congo fort, prospère et stable, au Cœur de l’Afrique, explique Kamerhe : «deviendra la réalité», car dit-il : «nous disposons des hommes et des femmes de qualité, déterminés et engagés». De poursuivre : «ce rêve deviendra réalité car, le Congo dispose des ressources incommensurables». Puis de marteler : «ce rêve deviendra réalité, car le Congo de part sa position géostratégique, a la vocation d’être la locomotive de l’Afrique». Kamerhe va loin en affirmant que ce rêve de faire de la RdC, un pays fort, prospère et stable au Cœur de l’Afrique deviendra réalité, car dans la nouvelle gouvernance, qu’il envisage, son parti compte opposer aux pays frères d’Afrique une coopération solidaire de complémentarité et mutuellement avantageuse. De même, il fait remarquer que ce rêve deviendra réalité, puisqu’il proposera à ses pairs africains une vision d’une Afrique déterminée, dans un élan de solidarité, à l’élaboration des politiques pour des intérêts communs, de prendre son destin en main pour réaliser le rendez-vous avec l’histoire comme l’ont fait au cours des décennies passées la Chine et le Brésil. «Le moment de jérémiades est passé», souligne Kamerhe ; avant d’ajouter : «ce moment est passé pour céder la place à celui d’engagement ferme vis-à-vis de nos populations pour sortir l’Afrique de la zone de la honte et de la pauvreté, des guerres et des massacres à répétition, et de l’immigration clandestine qui expose nos enfants, par notre faute, à une mort certaine dans la méditerranée dans de conditions inadéquates». Le président de l’UNC, favorable à la candidature commune de l’opposition, renseigne que son programme s’adresse au peuple congolais qui a tant souffert à cause de l’irresponsabilité, de l’égoïsme et de manque d’amour de ses dirigeants. Il dit que son programme marque la rupture avec le passé et le présent de la RdC et ouvre la voie à l’espoir et à l’espérance. Le programme de VK se décline ainsi en vingt piliers ci-après : l’instauration d’un nouveau leadership rassembleur et visionnaire ; la refondation de l’Etat ; la sécurité ; la lutte contre la corruption, la concussion, l’impunité et les antivaleurs ; l’éducation, la santé, la jeunesse et le sport ; la femme ; l’assainissement des finances publiques ; l’agriculture ; l’environnement ; l’eau ; l’énergie (Coop, non polluante et renouvelable) ; les mines et les hydrocarbures ; la diversification de l’économie ; l’emploi ; les infrastructures et l’aménagement du territoire ; les logements sociaux ; le social et la culture et les arts. Ce programme selon Vital Kamerhe est évalué à 120 milliaires de dollars américains. Il note que la mise en œuvre de toutes les reformes et mesures envisagées dans ce programme, notamment l’instauration d’un nouveau leadership responsable et visionnaire, la sécurisation du pays, la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la république, la lutte contre la fraude, la corruption, les antivaleurs et l’évasion fiscale ainsi que la bonne gouvernance conjuguées avec la moralisation de la vie publique, l’orthodoxie budgétaire, la rationalisation de la dépense publique et la bonne administration de la justice, permettra non seulement d’améliorer le climat des affaires en RdC, mais aussi de booster sensiblement la mobilisation des recettes domestiques qui devront passer de 5 milliards de dollars à au moins : 8 milliards la première année ; 12 milliards la deuxième année ; 15 milliards la troisième année ; 18 milliards la quatrième année et 20 milliards la cinquième année.  Cumulées sur une période de 5 ans, ces recettes atteindraient 73 milliards de dollars dont une quotité d’environ 45 milliards Usd servira à financer le programme d’investissement. Le gap de gap 75 milliards sera comblé, d’une part, par les résultats de négociations d’un Plan Marchal que le gouvernement Kamerhe entamera avec les bailleurs multilatéraux et bilatéraux en termes des investissements directs étrangers (IDE) et d’autre part, par les investissements directs intérieurs (IDI).